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Le
Horse-Ball est un sport collectif de qui oppose deux équipes de six
cavaliers (quatre joueurs et deux remplaçants) sur un terrain
rectangulaire dont les mesures idéales sont de 65 m sur 25 m. Par un jeu
de passes, les joueurs de chaque équipe tentent de marquer des buts en
envoyant un ballon dans les buts adverses.
Le ballon est entouré de six poignées de
cuir qui permettent aux cavaliers de le ramasser sans descendre de
cheval. Pour faciliter ce mouvement, une sangle passant sous le ventre
du cheval relie les deux étriers (une sangle de ramassage).
Un match de Horse-Ball se déroule en deux
périodes de 10 minutes séparées par une mi-temps de 3 minutes. Compte
tenu des dimensions réduites du terrain, tous les cavaliers sont à la
fois attaquants et défenseurs au sein de leur équipe. Ils sont autorisés
à s’arracher le ballon et peuvent se pousser hors des limites du terrain
en s’aidant du poids de leurs chevaux.
Deux règles essentielles font l’originalité du Horse-Ball. La règle des
" deux fois trois " oblige chaque équipe à faire trois passes entre
trois joueurs différents avant de marquer. Si cette règle n’est pas
respectée, le but ne pourra être validé. La règle " des dix " limite le
temps de possession du ballon par un même joueur à 10 secondes.
Le Horse-Ball est un jeu très intense, le plus souvent mené au galop.
Pour que les matches se déroulent sans risque, des règles de priorité
très strictes sont établies et appliquées par les arbitres. Par exemple,
le cavalier possesseur de la balle ne pourra se voir couper la route par
un défenseur sous peine d’exclusion. En revanche, ce dernier a toute
liberté pour venir à ses côtés pour le pousser ou lui arracher la balle.
Pour veiller au respect des règles ainsi qu’à la sécurité des chevaux et
des cavaliers, deux arbitres évoluent sur le terrain. L’un est à cheval,
l’autre sur une chaise d’arbitre (type tennis) sur le bord de touche.
Ils sont reliés par une liaison H.F. leur permettant de communiquer sur
les actions de jeu.
Dans l’intérêt des chevaux, une visite vétérinaire a lieu avant chaque
match. Pendant le jeu, le vétérinaire peut intervenir à tout moment et
demander l’arrêt d’un cheval s’il ne le juge pas en état de continuer.
Le Horse-Ball est un jeu ouvert à tous les cavaliers, les enfants
peuvent le pratiquer à partir de 6 ans dans la catégorie Moustique sur
shetland. Le Championnat de France de Horse-Ball Jeunes se déroule
chaque année à Lamotte Beuvron à la Pentecôte et rassemble plus de 1000
joueurs de 6 à 18 ans.
Enfin, on ne peut parler du Horse-Ball sans évoquer l’ambiance des
matches. Un véritable public de supporters accompagne les joueurs et
chaque équipe a ses stars. Le Horse-Ball attire un public jeune et les
gradins sont souvent colorés et bruyants. C’est d’ailleurs la seule
discipline équestre dans laquelle il est autorisé, voire conseillé,
d’exprimer sa joie sans retenue.
Le cheval de Horse-Ball n’a pas de race particulière en revanche
l’harmonie entre sa taille et celle du cavalier est recherchée, on
trouve donc toutes les tailles jusqu’à 1m65 au garot. Pour évoluer
rapidement sur ce terrain aux dimensions réduites, des chevaux courts
aux articulations solides et au tempérament énergique font parfaitement
l’affaire.

Un
brin d’histoire…
De tous temps, les hommes se sont opposés dans des jeux équestres dont
certains subsistent encore aujourd’hui. On trouve dans différents pays
des pratiques telles que le Bozkashi et le pato argentin. Ce dernier est
très voisin dans sa forme du Horse-Ball actuel sans que l’on puisse dire
avec certitude qu’il en soit à l’origine.
Quoiqu’il en soit on sait que le capitaine Clave, champion du monde de
CSO dans les années 30, ramena d’un voyage aux Etats-Unis cette pratique
qu’il adapta et transforma en exercice de mise en selle pour ses élèves.
Les joueurs devaient alors descendre de cheval pour ramasser le ballon
si celui-ci tombait.
En 1936, lors de la fête du cheval au Grand Palais, trois rencontres de
Horse-Ball opposèrent le 11ème régiment de cuirassier et la garde
républicaine. Un peu plus tard, lors du concours hippique de Paris en
1938, la presse annonçait que des matches de Horse-Ball se dérouleraient
après les épreuves. Les journalistes comparaient ce jeu à un basket à
cheval où les joueurs devaient marquer des buts à un rythme endiablé.
La guerre interrompit la pratique de ce sport qui survécut comme
exercice de mise en selle dans quelques centres équestres qui faisaient
alors de la formation de moniteur. Par ailleurs, dans quelques régions
françaises se pratiquait le pato argentin qui offrait beaucoup de
similitudes avec le polo et le Horse-Ball actuel.
Au début des années 70, la Fédération Française d’Equitation met en
place un règlement des jeux équestres qui insuffle à l’enseignement de
l’équitation une dimension plus ludique. Les premiers championnats de
France de Jeux équestres voient le jour en 77. Sur les quatre jeux
individuels (fanion, cavalettis, jeux des têtes, jeux des aiguillettes)
et deux jeux collectifs (Horse-Ball et Paddock Polo) seuls ces deux
derniers survivent grâce à l’engouement des pratiquants. Le Horse-Ball
s’épanouit comme discipline fédérale à partir de 1986 avec la nomination
d’une commission spécifique, les premiers tournois de démonstration à
l’étranger et la création de championnats jeunes et féminins.
La première coupe d’Europe de Horse-Ball se déroule en 1992 au Salon du
Cheval de Paris. La Fédération Internationale de Horse-Ball voit le jour
en 1999 avec comme objectif la création d’un Championnat du Monde.

LES MOTS DU HORSE BALL
L’arrachage : action du défenseur pour arracher la balle à l’attaquant.
Le ramassage : il s’agit de ramasser le ballon au sol sans descendre de
cheval.
L’engagement : au début de chaque mi-temps, c’est l’action qui permet à
l’une des deux équipes d’aller ramasser le ballon.
Le marquage : c’est le fait du défenseur qui suit un attaquant.
La touche : c’est la formation que prenne les joueurs dans chaque remise
en jeu.
La chistera : c’est une passe dans le dos.

ETONNANT NON ?!
- Le Horse ball est l’un des seuls sports collectifs de contact où la
mixité est autorisée
- La sangle de ramassage qui relie les deux étriers n’a été utilisé en
Horse-Ball qu’à partir du 3ème championnat de France et provient de la
pratique de la voltige en ligne.
- Le premier règlement de Horse-Ball d’avant-guerre autorisait les
cavaliers à descendre de cheval pour ramasser la balle.
- Le premier Championnat de France en 1977 donna lieu à une finale qui
opposa une équipe de filles à une équipe de garçons.
- Un cheval parcourt la longueur du terrain en 6 secondes environ. Ce
qui donne lieu à des actions de jeu très rapides pour appliquer la règle
des « deux fois trois ».

POINT REGLEMENT
Les arbitres dirigent le jeu grâce aux pénalités prévues par le
règlement et aux cartons jaunes et rouges pour sanctionner les mauvais
gestes des joueurs. Les pénalités sont au nombre de trois :
Pénalité n°1 : c’est l’équivalent du pénalty au football et se tire à 5
mètres des buts.
Pénalité n°2 : elle est un peu moins grave et se déroule à 1 mètre des
buts soit en la tirant comme un pénalty soit en la jouant comme un coup
franc.
Pénalité n°3 : elle se joue comme un coup franc au football à
l’emplacement de la faute.


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